mardi 19 août 2014

Randonnée au pied des aiguilles d’Arves du 08 août 2014

Les Aiguilles d'Arves culminent à 3514 mètres et constituent le sommet du massif des Arves situé dans la partie sud de la Maurienne et au nord du massif des Ecrins.

Elles sont formées de trois aiguilles qui portent chacune un nom :
- > l'Aiguille Centrale 3513 m, a été gravie pour la première fois en 1839 par les frères Magnin.
- > L'aiguille Méridionale 3514 m au sud, gravie par Coolidge en 1878 est le point culminant.
- > L'Aiguille Septentrionale, aussi appelée « tête de chat » est reliée à l'Aiguille Centrale par le col des Aiguilles d'Arves.
Elles sont emblématiques de la Maurienne.
Un ami a lancé le défi de faire classer les Aiguilles d’Arves au patrimoine mondial.
Le projet est en cours, je le remercie ici de son initiative et de tout le travail qu’il fournit... Il remue des montagnes, c'est le cas de le dire !
Je souhaite vivement que son projet aboutisse.
Il a créé pour le sujet une page facebook que je vous invite à consulter.
Il regroupe sur cette page facebook toutes les photos que les amis et amoureux des aiguilles lui transmettent et nous tient informé de l'avancement du projet.

Depuis St Jean nous nous rendons à Chalmieu via Albiez-le-Vieux, Montrond, jusqu’au parking du relais de télévision.
Le dénivelé qui nous attend est de 750m.
Voici notre performance :
Temps de montée : 2h20
Temps total de la rando : 5h20
Nous avons bénéficié d'un beau temps ensoleillé.

Du parking nous suivons une belle piste sur 600m en direction des aiguilles d’Arves majestueuses, en face de nous…elles nous attendent !

Ce sentier est parsemé de table d’orientation, de bancs « parlants » qui racontent la vie d'autrefois dans ces montagnes et d’une sculpture.

Les versants sont parsemés de fermes d’alpage et les vaches paissent tranquillement.

Un des versants est raviné et donne un paysage assez fantastique.
la combe genin

Nous passons une passerelle en bois qui traverse un torrent et le sentier devient GR

Les aiguilles se rapprochent ou plutôt nous nous approchons lentement des aiguilles par un sentier assez raide.

Des marmottes jouent en contrebas du sentier……tant pis pour la performance, nous nous attardons pour les photographier mais surtout pour profiter du spectacle.

La pente devient de plus en plus raide pour atteindre l'arête du sommet de Basse du Gerbier à 2578 m.

Tout au long du chemin nous avons sous nos yeux un paysage féérique.

Les Aiguilles d'Arves toutes proches se dressent majestueusement devant nous.

Le retour se fait par le même sentier. Et bien sûr avant de partir un dernier regard, une dernière photo.



Texte de paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze
























































































mercredi 26 février 2014

ballade à la tour sans venin

Nous voilà partis faire une ballade en famille, en ce 23 février 2014. Il fait un temps printanier.
Nous démarrons la ballade du parc Karl Marx et montons à travers la forêt des Vouillants.
Les Vouillants ce sont 350 ha d'espace nature sur les piémonts du Vercors qui font partie du parc naturel régional du Vercors.
 

 Dès que nous prenons un peu d'altitude nous avons une vue magnifique sur Grenoble et la chaîne de Belledonne.
le taillefer

Et sur les montagnes de Chartreuse

les montagnes enneigées : à gauche Chamechaude et à droite la dent de crolles
Le chemin nous mène à des points bien connus comme le pré Faure, la ferme Durand, la ferme froussard... qui sont aujourd'hui, hélas, des ruines.
la ferme Froussard altitude 450m

La dernière ferme que nous rencontrons est la ferme des Visons.
Un panneau indique quelque chose de très vrai : "promeneur si tu es un homme tu admireras le paysage, si tu es un âne tu marqueras ton passage"
 

Devant cette ferme un magnifique totem en bois sculpté vous empêche de perdre le nord !

Après une dernière grimpette nous arrivons à la tour sans Venin (altitude 666m), soit 459m de dénivellé 2 heures de marche et 6,2km de grimpée.
La Tour sans Venin est répertoriée comme l'une des 7 merveilles du Dauphiné.
Il ne reste que peu de témoignage sur ce site, ce qui autorise les hypothèses et les légendes.
Selon un panneau explicatif, un castrum (camp romain) aurait existé mais rien ne l'atteste. Un château de bois a été construit au XIe siècle par la famille de Pariset, puis au XIIIe siècle il est remplacé par un château de pierres dont on peut voir aujourd'hui le vestige de la tour.
Du promontoire du site, nous bénéficions d'un panorama sur les vallées du Drac et de l'Isère, sur toute l'agglomération grenobloise, les chaînes de Belledonne et de Chartreuse et même sur le Mont Blanc.
Au pied de l'ancienne tour, se niche une petite chapelle romane datée du 13ème siècle aux toitures couvertes de tuiles.
les vestiges du château-666m

L'ancien nom serait Tour saint Véran ou tour sans Vérin qui est devenu tour sans venin.
Une des légendes la plus connue est celle du Seigneur de Pariset .
Revenu de croisade, il aurait répandu sur le site de la terre ramassé auprès du st sépulcre, le débarrassant ainsi des reptiles venimeux.
La présence sur ce site de la vipérine, plante à fleurs bleues, rend plus crédible l'absence de vipères.
la plante de vipérine

la fleur

Nous entreprenons la descente et traversons le désert Jean Jacques Rousseau accompagnés du murmure des ruisseaux.
 

Le désert Jean Jacques Rousseau est rattaché au contrefort du massif du Vercors. Il s'est formé il y a plus de 8000 ans et le ruissellement de l'eau à creusé de nombreuses grottes.

Certaines comme la grotte des sarrasins et l'abri sous roche de la grande Rivoire sont riches de vestiges préhistoriques (silex, armatures de flèches, céramiques, meules...).
Ces découvertes témoignent du passage de cueilleurs chasseurs à celui d'agriculteurs éleveurs au néolithique soit 5000 ans avant JC.
Nous devons les connaissances des hommes préhistoriques dans le Vercors à Hippolyte Müller, fondateur du musée dauphinois et pionner de l'archéologie (1885-1933).
Le désert Jean Jacques Rousseau c'est une forêt à flanc de falaise.
 

Les arbres sont filiformes en raison du manque de lumière et de l'espace confiné avec l'absence de soleil.
L'arbre le plus ancien est un tilleul âgé de 250 ans avec un tronc de 3,5 m de circonférence. Il a sûrement vu passer Jean Jacques Rousseau qui aimait herboriser en ce lieu en 1768.
L'humidité et la fraîcheur du Désert JJ Rousseau favorise la croissance de diverses fougères : la scolopendre, le polypode, la capillaire....
polypode photo internet

capillaire photo internet

scolopendre photo internet

Les falaises sont le domaine des oiseaux comme le grand corbeau
photo internet

le tichodrome échelette
photo internet

mais aussi des rapaces comme le faucon pélerin
photo internet

ou le grand duc
photo internet

Vous pouvez croiser aussi des sangliers, des chevreuils, des biches, des renards......
Nous voilà de retour sous ce beau soleil qui commence à décliner, après 4h de marche pour 12km.
C'était notre 1er vraie rando de cette année.



Texte de paulette Gleyze

Photos de Paulette et Gérard Gleyze












































































































































































 
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